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14 septembre 2026

Bientôt une imprimante 3D sur la Lune ? La NASA et ICON y travaillent sérieusement

Bientôt une imprimante 3D sur la Lune ? La NASA et ICON y travaillent sérieusement


Imprimer un objet en PLA sur son bureau, c'est une chose. Imprimer une route, un abri anti-radiations ou un pas de tir directement sur la Lune, avec de la poussière lunaire comme seule matière première, c'en est une autre. C'est pourtant exactement ce que visent la NASA et l'entreprise texane ICON avec leur programme Project Olympus, qui avance méthodiquement depuis plusieurs années et continue de faire parler de lui en 2026.


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L'idée de départ tient en une phrase : plutôt que d'expédier des matériaux de construction depuis la Terre — un luxe hors de prix quand chaque kilo envoyé en orbite coûte une fortune — pourquoi ne pas construire directement sur place, avec ce qu'on trouve sous nos pieds (ou plutôt sous les roues du rover) ? C'est le principe de l'ISRU, l'utilisation des ressources in situ, et la Lune en regorge : le régolithe, cette fine poussière de roche qui recouvre toute sa surface.


Une imprimante géante qui carbonise la poussière lunaire


Le cœur du dispositif s'appelle Olympus, développé par ICON — une entreprise déjà connue sur Terre pour avoir construit des quartiers entiers de maisons imprimées en 3D avec son système Vulcan. Sur la Lune, la recette change : pas de béton ni de résine, mais une technique baptisée Laser Vitreous Multi-material Transformation. Un laser de forte puissance fait fondre le régolithe, qui refroidit ensuite en une structure dure, dense et proche de la céramique — un matériau capable, en théorie, d'encaisser les écarts de température extrêmes, les radiations et les impacts de micrométéorites.


L'ambition affichée est large : imprimer des routes, des pas de tir et d'atterrissage, des merlons de protection contre le souffle des fusées, et à terme des éléments d'habitats pressurisés. De quoi poser les bases d'une présence lunaire durable dans le cadre du programme Artemis, plutôt que des missions ponctuelles.


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Le régolithe testé... en apesanteur lunaire simulée


Construire sur la Lune pose un problème très concret : personne ne sait vraiment comment un matériau se comporte sous une gravité six fois plus faible que sur Terre. Pour y répondre, ICON a mené en février 2025 l'expérience Duneflow, embarquée à bord d'une fusée réutilisable de Blue Origin dans le cadre du programme Flight Opportunities de la NASA. Pendant environ deux minutes de vol suborbital, le véhicule a simulé la gravité lunaire, permettant de comparer le comportement d'un simulant de régolithe avec de véritables échantillons rapportés par les missions Apollo.


Ces données sont précieuses : elles doivent permettre de calibrer la manière dont la poussière lunaire s'écoule, se tasse et réagit à la chaleur du laser, avant d'imaginer un système capable de fonctionner de façon autonome — sans technicien sur place pour corriger le tir.


Ce n'est pas un coup d'essai isolé


Le projet ne sort pas de nulle part. Il s'appuie sur des recherches entamées de longue date par la NASA, notamment via le programme MMPACT (Moon to Mars Planetary Autonomous Construction Technologies), piloté depuis le centre Marshall à Huntsville, en Alabama. Des pionniers comme Behrokh Khoshnevis, chercheur à l'université de Californie du Sud, planchent depuis des années sur des techniques d'impression 3D à très grande échelle pour des surfaces extraterrestres, comme le Contour Crafting, où du régolithe fondu est extrudé couche par couche pour bâtir des structures monolithiques.


Sur Terre, ICON a aussi construit Mars Dune Alpha, un habitat simulé de 1 700 m² au Johnson Space Center de Houston, où des équipages volontaires vivent en autonomie pendant un an dans le cadre du programme CHAPEA — une manière de tester en conditions réelles (ou presque) l'aménagement intérieur d'un futur habitat martien.


Et une vraie construction sur la Lune, c'est pour quand ?


C'est la question qui fâche un peu, tant les calendriers spatiaux ont l'habitude de glisser. Les annonces successives ont évoqué une démonstration sur le sol lunaire dans la deuxième moitié de la décennie, calée sur le rythme du programme Artemis — mais ce type d'échéance reste par nature dépendant des missions de transport lunaire elles-mêmes, qui ont déjà connu plusieurs reports. Le contrat NASA-ICON, lui, court jusqu'en 2028, ce qui donne une idée de l'horizon réaliste du projet plutôt qu'une date ferme.


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En résumé


Project Olympus, c'est le pari d'une imprimante 3D capable de transformer la poussière lunaire en structures solides grâce à un laser, sans rien apporter depuis la Terre. Le programme avance par étapes prudentes — tests de matériaux, essais en gravité simulée, habitats analogues sur Terre — avant d'envisager une véritable démonstration sur la Lune. Rien n'est encore construit là-haut, mais la mécanique se met méthodiquement en place, avec un objectif limpide : préparer une présence humaine durable sur la Lune, puis sur Mars.


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En bref

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